La Civic Tech, outil incontournable pour les élections municipales 2020 ?

Les 15 mars (1er tour) et le 22 mars (2e tour) 2020 auront lieu les élections municipales en France. Au-delà des clivages politiques, le citoyen 3.0 s’attend à des solutions concrètes pour prendre part à la vie de sa municipalité.

L’avenir de l’engagement citoyen passera par le digital

On le sait, le Président de la République Emmanuel Macron en a fait son cheval de bataille : la French Tech doit être un atout pour la France. Le réseau est constitué de 13 pôles : Marseille, Méditerranée, Bordeaux, Nantes, Brest, Lyon, Est, Rennes, Paris, Riviera, Alpes, Toulouse et Lille.
De plus, 38 communautés sont réparties régionalement aux 4 coins de la France métropolitaine et d’outremer. Sans compter les 48 communautés French Tech à l’international… Une tendance dynamique qui représente un pari pour l’avenir lorsque l’on sait que 85 % des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui !

Ce maillage en France de Recherche et Développement dans le domaine des technologies est aussi un atout pour une branche en plein essor : la French Civic Tech. De nouveau outils émergent pour communiquer entre les agglomérations / villes moyennes / villages et leurs citoyens.
Sondages, suggestions, arrêtés municipaux, alertes… Les moyens sont légions.
Mais concernant les élections municipales, quels seraient les enjeux, que ce soit du côté des candidats politiques comme du côté des votants ?

Comment mobiliser aux élections municipales grâce aux technologies ?

Une élection restera dans l’histoire comme marquant un cap dans l’influence des technologies au sein des systèmes démocratiques modernes : la présidentielle de 2012 aux USA avec Barack Obama.

Les data managers démocrates de la campagne d’Obama avaient surpassé les républicains de Mitt Romney en multipliant les outils numériques. Le développement sur-mesure de plateformes avait permis de cerner les éventuels électeurs, et ainsi, de cibler le message notamment sur les réseaux sociaux. La mobilisation s’organisa autour d’un militantisme 3.0 naissant.

Depuis, les outils se sont démocratisés et nombreux sont les candidats qui priorisent dans leur stratégie de communication le levier digital. L’objectif d’un candidat sera, par exemple, de créer une communauté. La tendance actuelle montre que le citoyen est de plus en plus demandeur en terme de participation à un programme électoral. Les réseaux sociaux, mais aussi les plateformes telles que Citizenlab permettent de mettre en place cette collaboration. Cette consultation numérique, facilitée par le smartphone, permet notamment d’entendre de nouvelles voix citoyennes. L’enjeu sera alors de transformer cette communauté virtuelle en communauté réelle… Au moment du vote ! Pour cela, le candidat pourra, par exemple, proposer des rencontres « IRL » (In Real Life) autour d’une table. Enfin, l’intégration dans son programme d’une application de démocratie participative telle que MairesetCitoyens.fr est un véritable argument électoral : quelle meilleure transparence, gage de confiance et d’innovation pour un futur candidat que de mettre à contribution ses futurs administrés ?
Par ailleurs, pour un candidat sortant, l’outil se révèle très efficace pour un bilan de mandat axé sur la participation citoyenne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *